Il m’a dit « je suis comme un gamin qui découvre un jouet magnifique »
Cette phrase claqua aux portes de ma conscience, j’étais donc encore une fois l’objet, le jouet d’un homme…
Il ne désirait qu’une seule chose que je transperce son esprit d’images fantasmagoriques, c’est très facile de nos jours avec le net, il suffit de posséder une web-cam et le tour est joué !
Seulement je n’avais pas envie de me dévoiler face à cet homme que j’apercevais sur mon écran, il me glaçait le sang…
Son visage me rappelait celui des bourreaux des films en noir et blanc de mon enfance, il était chauve, la soixantaine avec un regard sans expression, une bouche tombante prête à baver et pour accentuer le tout, pas de décor autour de lui, juste un fond noir, rougeâtre, c’est bien simple j’avais l’impression d’être en direct avec un disciple de Satan !
Certains soirs je me suis amusée avec des inconnus, simples jeux d’adultes d’aujourd’hui, caresses par visio, exhibition, toute la panoplie d’une sexualité virtuelle, mais avec lui, autre chose naissait dans son monde obscur…
Je pense que ce qu’il attendait de moi reflétait dans un érotisme particulier, de simples gestes illustrant l’onanisme ne l’intéresserait certainement pas, on se regardait, on s’observait.
Je ne devais pas le décevoir, je ne savais pas pourquoi, mais dans mon esprit l’idée d’un défi procura chez moi une excitation imprévue.
J’étais déjà vêtue d’une nuisette prune en satin, un string assorti et des bas résilles, artifices pour une nuit coquine tranquillement à la maison, sans risque d’attraper des MST, le net à ce côté très hygiénique qui plait à beaucoup de monde avec si on le souhaite, un anonymat total !
Eh oui l’adultère aussi évolue ! On trompe sans tromper pendant que madame ou monsieur rêves dans les bras de Morphée.
Il ne me quittait pas des yeux, il restait totalement immobile, le visage inerte, je décidais alors de manger les fraises qui s’offraient à moi dans une petite coupelle à côté de mon ordinateur.
J’ai dirigé la web-cam pour qu’il voit correctement le bas de mon visage et en particulier ma bouche, qu’il ne perde pas une seconde, le sacrifice de la fraise.
Choisissant une fraise charnue, qui semblait juteuse, d’un rouge qui avait mûrit au soleil, j’ai dirigé le fruit vers mes lèvres tout doucement, ma langue fit connaissance des contours de la gourmandise, je ne voulais pas la croquer tout de suite…
J’emprisonnais la fraise entre mes lèvres avec un léger mouvement de sucions, ma langue s’amusa un long moment avec elle sans pour autant l’altérer, pourtant j’avais le désir de la déchirer, sentir dans ma bouche son suc dévaler les parois de ma gorge, mais il faut savoir contrôler une envie pour savourer l’extase dans la finalité.
Ma main enleva le petit fruit de sa prison humide, la web-cam suivit son parcours lentement, ma peau devint un sentier, mon cou, mes épaules, mes seins des monts et des vallées,ma nuisette un mirage, quant à la fraise elle restait prisonnière de mes doigts capricieux.
Lui il ne bronchait pas, toujours à scruter le moindre changement de ce petit jeu coquin.
La fraise fit connaissance de toutes les parcelles de mon corps jusqu’à ce qu’elle tombe sur un obstacle, mon string…
Je l’invitais à poursuivre son chemin sur le petit triangle de tissu, elle se vautra doucement , douces caresses de ce fruit sur mon intimité encore emprisonnée, puis la fraise , curieuse se faufila discrètement sous mon string,quand à mon bourreau j’eu la surprise de voir qu’il dévorait des fraises derrière son écran il les savourait avec un plaisir non dissimulé, du jus rouge coula au coin de sa bouche, il prit une fraise , l’écrasa sur sa poitrine, se caressa portant ensuite ses doigts à la bouche…
J’eu une envie soudaine d’écarter les cuisses, d’offrir à cet homme la vue d’une fraise entre mes lèvres chaudes et mouillées, le fruit fit un délicat va et vient dans mon temple secret…
J’étais excitée, lui aussi je le voyais bien car son bras bougeait et j’imaginais ce que pouvait faire sa main sous le clavier, je me caressais avec volupté restant attentive aux petites rotations de la fraise sur mon bouton qui pointait de désir, seulement l’heure du sacrifice de la fraise avait sonné je l’écrasais donc contre mon sexe portant ensuite mes doigts tout au fond de moi entraînant pulpe, suc vers un tout autre rivage…
L’homme se leva brusquement arrosant de sa semence les quelques fruits rouges restant sur son bureau, j’étais offerte, dégoulinante de ce plaisir sucré.
Eloize
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