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Présentation

christineblogcopie.jpg   L'écriture, l'érotisme et moi c'est une longue histoire d'amour…et un défi aussi.

J'ai plongé dans l'érotisme il y a bien longtemps déjà…

J'ai fait un long voyage sensuel et sexuel dans les écrits impudiques d'Appolinaire, Verlaine, Sade, Mirbeau, Louÿs et bien d'autres auteurs connus et inconnus, j'ai découvert aussi le réalisme charnel dans l'oeuvre picturale “l'origine du monde” de Courbet.

Comment rester insensible à  ce monde fascinant du plaisir des sens…

J'ai voulu m'exprimer sur l'évolution des moeurs, ses plaisirs, ses dérives, la sexualité d'aujourd'hui, sur mes désirs, mes choix, mes interrogations, mes coups de gueule aussi avec l'envie que chacun puisse se reconnaître dans un de mes textes.

Je vous invite à découvrir mon jardin secret, mes poèmes et récits érotiques illustrés de photographies.

Bonne visite…

Eloize

Contact : lepetitmondedeloize@gmx.fr

Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d'utiliser et/ou reproduire et/ou représenter et/ou modifier et/ou adapter et/ou traduire et/ou copier l'un des quelconques éléments -textes, photos,tableaux, créations, articles personnels- publiés sur ce blog de façon intégrale ou partielle sur quelques supports que ce soit, électronique, papier ou tout autres supports, sans l'autorisation expresse et préalable de l'auteur. Blog Le jardin secret d'Eloize.

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Baiser !

Baiser, se faire baiser!

Au sens propre comme au sens figuré,

Croire aux plaisirs !

Croire aux désirs !

Pour qui ? pour quoi?

A force de toi ? de moi?

On va bien finir par souffrir !

Car l'amour un jour va mourir….

Baise! baiser!

Je baise et je baiserai

Encore et encore

Jusqu'à m'en essouffler !

Eloize

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J’aimerai…

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J'aimerai me saouler de ton amour,

Avoir un chapelet de mots doux à mon oreille,

Fermer les yeux, m'évanouir dans un détour,

Être nue devant toi, t'offrir ma bouche vermeille.

J'aimerai que tu entendes mon coeur crier,

L'appel de ces soupirs qui surgissent de l'abysse,

Profiter de ton souffle déguisé en baisers,

Goûter à ta langue, à tes orifices.

J'aimerai que ta peau devienne mon manteau,

Ma terre, ma patrie, mon univers,

Que notre amour ne soit pas fardeau,

Qu'il nous illumine de prières.

J'aimerai que tu me consomme doucement,

Dans un florilège de gestes pervers,

Pour ensuite me savourer goulûment,

En ayant pris soin de m'aimer un soir d'hiver.

J'aimerai pouvoir t'écrire l'amour,

Avec cette encre blanche que tu laisses sur mon ventre,

Mais je n'ai que mes yeux de velours,

Pour te dire que déjà tu me manque.

Eloize

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Le sacrifice de la fraise…

Il m’a dit « je suis comme un gamin qui découvre un jouet magnifique »

Cette phrase claqua aux portes de ma conscience, j’étais donc encore une fois l’objet, le jouet d’un homme…

Il ne désirait qu’une seule chose que je transperce son esprit d’images fantasmagoriques, c’est très facile de nos jours avec le net, il suffit de posséder une web-cam et le tour est joué !

Seulement je n’avais pas envie de me dévoiler face à cet homme que j’apercevais sur mon écran, il me glaçait le sang…

Son visage me rappelait celui des bourreaux des films en noir et blanc de mon enfance, il était chauve, la soixantaine avec un regard sans expression, une bouche tombante prête à baver et pour accentuer le tout, pas de décor autour de lui, juste un fond noir, rougeâtre, c’est bien simple j’avais l’impression d’être en direct avec un disciple de Satan !

Certains soirs je me suis amusée avec des inconnus, simples jeux d’adultes d’aujourd’hui, caresses par visio, exhibition, toute la panoplie d’une sexualité virtuelle, mais avec lui, autre chose naissait  dans son monde obscur…

Je pense que ce qu’il attendait de moi reflétait dans un érotisme particulier, de simples gestes illustrant l’onanisme ne l’intéresserait certainement pas, on se regardait, on s’observait.

Je ne devais pas le décevoir, je ne savais pas pourquoi, mais dans mon esprit l’idée d’un défi procura chez moi une excitation imprévue.

J’étais déjà vêtue d’une nuisette prune en satin, un string assorti et des bas résilles, artifices pour une nuit coquine tranquillement à la maison, sans risque d’attraper des MST, le net à ce côté très hygiénique qui plait à beaucoup de monde avec si on le souhaite, un anonymat total !

Eh oui l’adultère aussi évolue ! On trompe sans tromper pendant que madame ou monsieur rêves dans les bras de Morphée.

Il ne me quittait pas des yeux, il restait totalement immobile, le visage inerte, je décidais alors de manger les fraises qui s’offraient à moi dans une petite coupelle à côté de mon ordinateur.

J’ai dirigé la web-cam pour qu’il voit correctement le bas de mon visage et en particulier ma bouche, qu’il ne perde pas une seconde, le sacrifice de la fraise.

Choisissant une fraise charnue, qui semblait juteuse, d’un rouge qui avait mûrit au soleil, j’ai dirigé le fruit vers mes lèvres tout doucement, ma langue fit connaissance des contours de la gourmandise, je ne voulais pas la croquer tout de suite…

J’emprisonnais la fraise entre mes lèvres avec un léger mouvement de sucions, ma langue s’amusa un long moment avec elle sans pour autant l’altérer, pourtant j’avais le désir de la déchirer, sentir dans ma bouche son suc dévaler les parois de ma gorge, mais il faut savoir contrôler une envie pour savourer l’extase dans la finalité.

Ma main enleva le petit fruit de sa prison humide, la web-cam suivit son parcours lentement, ma peau devint un sentier, mon cou, mes épaules, mes seins des monts et des vallées,ma nuisette un mirage, quant à la fraise elle restait prisonnière de mes doigts capricieux.

Lui il ne bronchait pas, toujours à scruter le moindre changement de ce petit jeu coquin.

La fraise fit connaissance de toutes les parcelles de mon corps jusqu’à ce qu’elle tombe sur un obstacle, mon string…

Je l’invitais à poursuivre son chemin sur le petit triangle de tissu, elle se vautra doucement , douces caresses de ce fruit sur mon intimité encore emprisonnée, puis la fraise , curieuse se faufila discrètement sous mon string,quand à mon bourreau j’eu la surprise de voir qu’il dévorait des fraises derrière son écran il les savourait avec un plaisir non dissimulé, du jus rouge coula au coin de sa bouche, il prit une fraise , l’écrasa sur sa poitrine, se caressa portant ensuite ses doigts à la bouche…

J’eu une envie soudaine d’écarter les cuisses, d’offrir à cet homme la vue d’une fraise entre mes lèvres chaudes et mouillées, le fruit fit un délicat va et vient dans mon temple secret…

J’étais excitée, lui aussi je le voyais bien car son bras bougeait et j’imaginais ce que pouvait faire sa main sous le clavier, je me caressais avec volupté restant attentive aux petites rotations de la fraise sur mon bouton qui pointait de désir, seulement l’heure du sacrifice de la fraise avait sonné je l’écrasais donc contre mon sexe portant ensuite mes doigts tout au fond de moi entraînant  pulpe, suc vers un tout autre rivage…

L’homme se leva brusquement arrosant de sa semence les quelques fruits rouges restant sur son bureau, j’étais offerte, dégoulinante de ce plaisir sucré.

 Eloize

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Délicieuse mémoire

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Le miroir m’ébauche quelques reflets,

Un voile léger pour d’augustes plaisirs,

Un fantôme, une silouhette masculine en vérité,

Une image troublante incitant les soupirs.

Fermant mes yeux pour mieux l’apercevoir,

J’allonge mon corps sur le tapis oriental,

La pensée m’accorde le doux souvenir buccal,

Des baisers effleurant ma peau dans ma tour d’ivoire.

Timidement tout mon être se cambre,

Mes mains cherchent les siennes dans un parcours sensuel,

J’imagine, j’imagine toute seule dans ma chambre,

Délicieuse mémoire pour un onanisme éventuel.

Doigts curieux en pèlerinage au temple de Cypris,

Ils s’enfoncent dans le mystère de l’humide velours,

Gestes précis pour de voluptueux caprices,

Où naît la rosée et ses perles d’amour.

Quelques sons dansent en volutes au-dessus de ma bouche,

L’arcane laisse échapper l’omnipotence du désir souverain,

La chair s’émeut du fantasme qui me touche,

Et une douce chaleur inonde le règne utérin.

Eloize

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T’aimer plus que de raison…

T'aimer plus que de raison,

Traduire les codes de ton corps,

Apercevoir cette lame de fond,

De la vie qui baise la mort.

Chaque jour qui passe est un aveu,

Un supplice, de la poussière déjà,

Aimer, je n'imagine pas meilleur voeux,

Pour poser l'éternité contre toi.

Chaque jour je goûterai à ta peau,

Pour m'enivrer de tes désirs,

Chaque jour tu seras ce cadeau,

Absinthe ou Saint élixir.

Dès l'aube je caresserai pulsions,

Chair tendue, l'ouvrage de ta vigueur,

Devenant soumise à ton horizon,

Gourmande de ta liqueur.

T'aimer plus que de raison,

Succomber juste à ton amour,

Oublier le temps, les saisons,

Inventer l'infini comme au premier jour.

Eloize

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Abysses…

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Les vieux démons sortent de leur tanière,

Quand la nuit nous enveloppe de son drap sombre,

Adieu masques figés et belles manières,

Les chauves-souris vont danser avec leur ombre.

Manège de chair, regard animal,

Les fantômes vont faire leur choix,

Le plaisir a revêtu sa cape abyssale,

Les lèvrent se mouillent, les chiens aboient.

Les codes, les signes discutent avec la lune,

La fornication elle aussi établit ses lois,

Les rêves de sentiments, d'affection se consument,

Seule la luxure réitère son mandat.

Eloize

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Pulsion matinale.

Ce matin j'ai senti comme un pic sur ma chair,

Un intrus volant un bout de ma nuit,

Il chercha l'entrée en solitaire,

Sans tapage, sans faire de bruit.

Il était d'une rigidité insolente,

Désirant me soumettre à sa pulsion matinale,

Je restais muette, fermée, résistante,

Insoumise, bordée par la femme fatale.

Un souffle brûlant caressa mon cou,

Une langue se mit à traduire sa volonté,

Humide, j'espérais tout à coup,

Qu'il viole mon réveil sans me ménager.

Le pic s'enfonça en moi,

Tel un soleil pénétrant l'aube,

Les draps se froissèrent dans le combat,

Ce matin j'ai senti le jour se lever….

Eloize

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A propos

Je tiens à remercier tout particulièrement les photographes :

Jean-Pierre Brun

Jean-Philippe Mabruny

François Jonniaux

Frédéric Ungaro

ainsi que les nombreux modèles qui participent au projet d'illustration de mon recueil de poèmes érotiques.

Merci pour tout ce temps passé avec vous, votre patience et notre franche rigolade.

( Avis aux éditeurs, et galeries pour une expo pas comme les autres…)

Eloize

 

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C’était un jour de pluie…(première version)

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Ce jour là, il pleuvait,

J'étais un peu perdue,

Presque triste, les yeux masqués,

J'avais rendez-vous avec un inconnu.

Sur internet c'est rempli d'inconnus,

D'âmes, de coeurs, de corps infidèles,

Puis sur un parking, au coin d'une rue,

On se rencontre et on se voit pousser des ailes.

Alors d'un sourire aux regards qui brillent,

On se dit qu'il serait temps de trouver un hôtel,

Pour que la vie dénude les pensées qui vrillent,

Afin que la chair s'exprime, que l'on étale la bagatelle.

La chambre était aussi froide que mes sentiments,

Mais pour baiser pas besoin d'artifices,

Il n'y a que deux corps transparents,

Aucune lumière sur de tels édifices.

Des caresses, des seins, un sexe arrogant,

Un temple visité, la peau qui transpire,

Des soupirs mais aucun chant,

La baise est ainsi, elle étrangle, la beauté expire.

Ce jour là il pleuvait,

Les préservatifs gisaient dans la poubelle,

Les draps étaient à peine froissés,

On avait rien à se dire, instant cruel !

Eloize

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Au risque de choquer ou Un autre regard…

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Il était emprisonné,

Dans sa chair toute entière,

Ne pouvant dire un mot, une prière,

Il n'y avait que ses yeux pour me parler.

Une larme coula sur sa joue,

Une parole liquide, un mot d'amour,

La larme voyagea sur son corps caillou,

Pour mourir sur sa tour.

J'ai embrassé cet homme fragile,

De petits baisers papillon,

J'ai caressé sa peau fébrile,

Une peau douce comme du coton.

Il n'y avait aucune pitié,

Juste de l'amour à offrir,

Une vie enlaçant un être brisé,

Un bouquet de roses pour un soupir.

Ses yeux brillèrent tout à coup,

Le don de soi est lumière,

Même si vous trouvez cela tabou,

Le plaisir est universel sur cette terre.

Eloize

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Grivoiserie…

Ce soir je joue à l'écarté,

Tu trouveras entre mes cuisses ton moule à pine,

La douceur de mon intimité.

Pour mieux te satisfaire,

Mes lèvres deviendront coquines,

Ignorant mes jambes en l'air.

Les frangines de Maître clito,

Embrasseront ton tube à crème,

Avec ardeur mais sans dire un mot.

Il y aura comme une chanson provoqué par mon humidité,

Un doigt qui s'égare ça et là,

Un poème écrit par un ange déguisé.

Eloize

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Tes mains

J'admire ces dix jouets merveilleux,

Tes mains avec ses appendices,

Des petits sex-toys délicieux,

Qui cherchent sur ma peau des indices.

J'embrasse tes mains d'Appolon,

Ces veines qui me montrent le chemin,

D'une virilité qui en dit long,

Sur le sexe de mon libertin.

Qu'il est doux de lécher tes longs doigts,

D'imaginer des jeux coquins,

Avant de m'abandonner contre toi,

Pour soupirer jusqu'au matin.

Eloize

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Masculine

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Chevaucher ton corps,

En laissant de côté les sentiments,

Jouir en abandonnant son coeur, dehors,

Devenir masculine tout simplement.

Profiter dans l'extase,

Du fruit d'épicure,

Oublier les belles phrases,

Pour un pic transperçant la censure.

Masculine par la force des choses,

Car la vie n'épouse pas des mots sur du papier,

Déchirer la chrysalide pour une métamorphose,

Et savourer le sexe d'un homme en toute liberté.

Eloize

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Mots d’amour ?

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Ne me parle pas d'amour,

Nos sens sont trop éloignés,

Raconte moi le ciel, les beaux jours,

Oublie les images troublantes, le soupirs emmêlés.

Muse épistolaire dans l'ombre de tes fantasmes,

Je pourrai me couvrir de velours,

Danser avec le diable, perdre mon âme,

Te chevaucher, dessiner l'amour,

Eparpiller sur ton corps les mots de notre histoire,

Laisser ma bouche se promener tout doucement,

Convoiter ce pic qui crie victoire,

Fermer les yeux pour savourer le plaisir, lentement.

Non ne me parle pas d'amour,

Raconte moi les étoiles, la douceur du firmament,

Pour te croire juste un instant.

 

Eloize

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Le petit matin d’Eloize

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Pas de fard, ni d'artifice,

Le jour se lève doucement,

La nuit crie à l'injustice,

Car l'horizon prend le soleil pour amant,

Pas de mot, juste un regard,

Je contemple ce jour de plus,

En imaginant l'éternité dans ce buvard,

J'offre à ma vie l'aube sans retenue.

Eloize

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Mon amour…

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J'ai envie de te retrouver au bord de l'eau,

De me noyer dans tes bras,

D'inventer pour toi une histoire d'Ô….

Eloize

 

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L’infidèle

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J'ai plongé dans le supplice des comparaisons,

Goûtant à la chair, aux autres sentiments,

Devenant infidèle par peur des saisons,

J'ai voulu étrangler la routine qui dévore le temps.

Mais ce passage est immonde, assassin,

Une vipère dans un magnifique jardin,

On ne jouit pas, on se remplit de tout et de rien,

Les caresses deviennent des souvenirs sans lendemain.

Et puis à force d'évasion,

On s'essouffle de n'avoir rien découvert,

Pourtant je croyais à la passion,

A la flamme qui renaît sur un château de verre.

Prendre un amant,

C'est comme un mirage qui s'accouple avec le vent,

Un souffle, une bougie qui s'éteint,

Une histoire qui commence avec le mot fin.

Et toi, toi que j'avais oublié,

Tel un fardeau que l'on laisse de côté,

Toi ma peau, ma terre,

Ma vie, mon univers.

Toi pour qui mon sang se mêle avec mes larmes,

Chaque jour est un regret pour tant de soupirs perdus,

Mon amour, douce alcôve où se blottit mon âme,

L'infidèle hurle son repentir à ce mari déçu.

Eloize 

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Baisers

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Un jour d'hiver où le soleil semblait si pâle,

Où les tapis de feuille mortes s'éternisent dans la mémoire,

Au fin fond de mon coeur a fleuri l'hémérocalle,

Un envol de baisers, des colombes sortant d'un tiroir.

Heureuse femme à qui l'on offre le délice charnel,

Des baisers si doux que l'existence embrasse l'arc-en-ciel,

Savoureuses caresses des lèvres sensuelles et gourmandes,

Ballet langoureux de l'humide offrande.

Le fantasme se pose alors tel un papillon sur mon épaule,

Etourdi du magnifique présent d'un instant de vie,

J'aurais pu m'enivrer des heures durant du merveilleux symbole,

Mais l'éphémère en précieux serviteur des sentiments qui perdurent,

A emporté avec lui le plaisir dans un magnifique écrin d'opale.

Eloize

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Fantasme blanc

seanceclub025copie.jpgAu creux de mes reins,

Au creux de mes seins,

Apparaît un étrange dessin,

L'image d'un fantasme blanc,

Coulant le long de mon corps,

Abandonnant dans le plaisir,

L'afflux et le reflux des remords.

Eloize

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Hymne au phallus

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Obélisque de chair qui pointe vers moi,

J'aime voir tes veines gonflées dans l'excitation,

Cet instrument magique, ton gland en émoi,

Sa rigidité qui m'impose la soumission.

Adepte j'admire ce glaive triomphant,

Sa peau si douce et tendue,

Je touche, je savoure lentement,

Oubliant dans les baisers mes rêves de vertu.

C'est à genoux que je t'implore,

Posant à ton sommet l'offrande de ma bouche,

Ma langue comme esclave à l'aurore,

Un démon blond dans ta couche.

J'aimerai recevoir en cadeau ce jet transperçant mes sens,

L'élixir de vie découvrant mon palais,

M'abandonner dans le plaisir, embrasser l'absence,

Pour n'être rien qu'à toi dans l'éternité.

Eloize

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Fantasme

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Habile imagination dansant avec les fantasmes,

Bouche entrouverte,

Recherchant dans la noirceur de la nuit les plaisirs interdits,

Où êtes-vous organes tendus de mes nuits de folies,

Sexes triomphateurs attachés à l'orgasme,

Langues curieuses, délicieuses,

Soupirs chauds, caressants,

Corps offerts dans la moiteur de l'été,

J'aimerai encore une fois embrasser l'étalon,

M'offrir entièrement soumise aux désirs de l'initié,

Savourer son membre comme une gourmandise,

me délecter de sa semence,

Caresser avec ma langue sa blancheur,

Dans une douce volupté.

Eloize

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Contre toi

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Ce soir lorsque de ta main droite,

Tu feras jaillir la divine liqueur,

Qu'elle coulera  sur ta peau moite,

Accompagnée d'un soupir enchanteur,

Je serai tout contre toi par la pensée,

Amoureuse à distance, lèvres en pleurs,

Mais te caressant d'un désir effréné,

Avant de jouir enlacée par les heures.

 

Eloize

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La secrétaire

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Me veux-tu sous ton bureau ?

Avec des doigts agiles,

Secrétaire en talons hauts,

Avec une lingerie fragile?

Me veux-tu comme Monica?

En bouche gourmande,

Soumise à mon patron devant son déca,

Qu'aimerais-tu comme offrande?

Me veux-tu à genoux ?

Ton pantalon à tes pieds,

Te caressant tes bijoux,

Avant de te savourer?

Me veux-tu secrétaire?

Sérieuse devant mon ordi,

Ou alors t'envoyer en l'air,

Faire un break avant midi?

Eloize

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Volupté

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Volupté, devient ce masque de velours,

Le soir, lorsque la nuit porte son collier de diamants,

Quand l'homme oublie dans le désir son sommeil lourd,

Ses rêves, une myriade d'esclaves et de tourments.

Volupté que m'importe les discours erronés du sage,

Puisque l'agneau se transformera en loup,

A l'orée du plaisir dans un autre paysage,

Sur un lit doré, sous le regard du hibou.

Volupté, ton charme ravive les visages,

Donne à la peau des chemins délicieux,

Nos mains sur des monts et vallées voyagent,

Le chant des soupirs est un hymne merveilleux.

Volupté si l'orgasme jaillit à la dernière page,

Laisse couler sur mes seins l'élixir de vie,

J'admirerai ainsi la hampe brillante sur la troublante image,

Et m'endormirai bercé par le souffle léger des envies.

Eloize

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L’allégorie

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Le temps qui passe dépose sur ma couche,

Des fantasmes diaprés couverts d'orties et de roses,

Seule dans ces draps qui m'enlacent,

Je pense à la chaleur de ta bouche,

Aux merveilleux baisers sucrés effleurant mes paupières closes.

En tendre épistolière,

J'aimerais t'énoncer ces rêves érotiques,

Ces tableaux cachés sous mon oreiller,

Inscrire dans ton imaginaire,

L'horizon d'un clair de lune magnifique,

La douceur d'un tapis de bruyère,

Et le chant magique des amants.

Ô mon cher et tendre ami accepte cette offrande,

Celle de t'aimer pendant des siècles et des siècles,

Jusqu'à me faner dans le berceau de tes bras,

Et même si mon corps pleure le reflet d'une déesse,

J'essayerai d'effacer cette image par diverses prouesses,

Je deviendrai la subtile gourmande,

Je tournerai avec délicatesse certaines pages,

Pour ne pas froisser les pétales de l'amour,

J'écrirai avec mon sang le pénible aveu des sentiments,

Sur ce nuage immaculé le plus proche du paradis.

Bien sûr ma plume se délecte de cette douce allégorie,

L'espoir aime chevaucher les rêves et la réalité,

Mais en attendant,

Laisse moi imaginer ce délicieux dessin blanc,

Un peu de toi sur ma poitrine,

Caresser avec le fantôme de mes nuits,

Cet amour en sourdine.

Eloize

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Un soir…

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Un soir où ma solitude buvait un dernier verre,

J'ai découvert un corps dessiné par la prime jeunesse,

Emue, j'ai caressé sa peau d'une main tremblante et légère,

Puis, je me suis baladée dans son monde où les étoiles brillent sans cesse.

Que ce cadeau fût étrange, une lumière au milieu de ma vie,

Quelle belle friandise pour une femme aux fantasmes éteints,

Ses rêves ont réveillé avec ferveur toutes mes envies,

Et l'immensité de nos désirs nous enveloppa de satin.

Mes lèvres oubliées goûtèrent à l'insolence de ses baisers,

Cette bénédiction effaça les orages, les tableaux de brume,

Mon coeur plongea dans l'océan des passions sucrées,

Mes soupirs s'envolèrent sur un tapis de plumes.

Belle oeuvre sur mon flanc transpirant de désir,

J'ai perçu des chants lointains sur le chemin de la luxure,

Magnifique guerrier à l'épée luisante, tendue par le plaisir,

Habitée par sa vigueur, la volupté s'éleva inondant l'azur.

Eloize

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Infamie

 

 

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Que mon corps se traîne dans cette boue infâme,

Tel un vers puant crachant son dernier souffle,

La vie doit oublier ce vestige que l'on appelle femme,

Ecraser ce parasite pervers d'un coup de pantoufle.

N'ayez point pitié de cette âme qui joue avec le diable,

Vomissez ses baisers, ses caresses effroyables,

Le mal est son manteau quand elle devient Maîtresse,

Vos désirs, l'absinthe dont elle s'abreuve sans cesse.

Quant à son coeur il pourrit au fin fond de l'abysse,

Seules les hyènes côtoient cette charogne imprégnée de larmes,

Son histoire est ainsi, un papier sur lequel les chiens pissent,

Un visage qu'on oublie au milieu du vacarme.

Eloize

 

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Songe

dsc0784.jpg       

Une petite fée aux pensées subtiles,

Volait de fleur en fleur,

Cherchant un lutin au joli pistil,

Pour faire vibrer les alvéoles de son coeur.

Ses formes potelées engendraient des murmures,

De légers sifflements venant des sous-bois,

Certainement le chant de quelques lémures,

D'anciens libertins, de belles biches aux abois.

La petite fée frissonnait sentant le printemps bien proche,

Car dame nature à une poudre magique dans ses poches,

Un élixir d'amour qui s'éparpille dans les cieux,

Faisant virevolter tout les petits personnages amoureux.

La petite fée et le lutin se trouvèrent enfin,

Leur histoire commença dans un joli boudoir,

Les caresses se mêlèrent au délicieux parfum,

De leur lit aquatique, l'élégant nénuphar.

Eloise

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